Si vous souffrez d'une blessure sportive à un tendon ou à un ligament et que les traitements conventionnels n'ont pas donné de résultats satisfaisants, le plasma riche en plaquettes (PRP) peut être la solution.
Le plasma riche en plaquettes, ou PRP, se compose de plasma sanguin ayant une concentration augmentée de plaquettes. Nous y retrouvons donc un réservoir immense de protéines bioactives, notamment des facteurs de croissance, qui sont essentielles pour initier et accélérer la réparation et la régénération des tissus.
Ces protéines bioactives initient la guérison des tissus conjonctifs, comme les tendons et les ligaments, promeuvent la création de nouveaux vaisseaux sanguins et stimulent le processus de guérison.
Pour préparer le PRP, une petite quantité de sang est prélevée du patient. Ce sang est ensuite centrifugé puis le PRP en est extrait. Ce processus augmente la concentration des plaquettes et des facteurs de croissance de 500%.
Lorsque le PRP est injecté dans le tissu endommagé, il stimule le ligament ou le tendon en causant une réaction inflammatoire qui déclenche la cascade de réparation. Il en résulte le développement de nouveau collagène mature qui se rétrécit et cause un renforcement des tendons ou des ligaments blessés.
Si vous avez une blessure à un tendon ou à un ligament et que les traitements conventionnels n’ont pas donné de résultats satisfaisants, le PRP peut être la solution. La procédure est moins invasive que la chirurgie et aide à guérir les tissus avec peu ou pas de tissus cicatriciels.
Lors de l’évaluation initiale, le médecin en médecine du sport révisera votre cas et déterminera avec vous si le PRP peut vous aider.
Si la douleur persiste et que vous avez besoin d’aide, notre équipe multidisciplinaire sera en mesure de vous remettre sur pied rapidement.
Premièrement, vous rencontrez un médecin pour évaluer votre cas et pour déterminer si le PRP peut vous convenir. Il est important d’apporter, à ce rendez-vous, l’ensemble de vos rapports d’imagerie (IRM, échographies, radiographies) ainsi qu’une liste de vos médicaments afin de faciliter cette évaluation.
Si le PRP est indiqué, une date sera prévue pour la procédure. Vous devrez cesser d’utiliser vos anti-inflammatoires (AINS avec ou sans prescription (Ibuprofen, Advil, Motrin, etc.)) une semaine avant la procédure ainsi que pendant la durée des traitements.

Nous débutons par une prise de sang où nous prélevons entre 20 et 60 ml.

Remarquez le sang rouge de couleur uniforme.

Le sang est ensuite centrifugé pour en séparer les différentes composantes.

Remarquez l’apparition d’une couche jaunâtre dans l’échantillon. Les globules rouges ont migré vers le fond de la seringue et seront rejetés.

Voici l’échantillon à forte concentration de facteurs de croissance plaquettaires qui sera injecté.

Pour une précision optimale, l’injection se fait sous guidage échographique.
Un inconfort et une raideur peuvent être ressentis suite à l’injection. Dans la majorité des cas, l’acétaminophène (Tylénol) est suffisant pour soulager le patient. L’application de glace ou de chaleur doivent être limitée à dix minutes. Deux semaines plus tard, un programme d’exercices légers est habituellement débuté pour rétablir vos tissus. Vous revoyez ensuite le médecin huit semaines après la procédure initiale pour une réévaluation.
Bien que la réponse au traitement diffère pour chaque personne, la plupart recevront entre un et trois traitements.
Il n’y a pas de limite au nombre de traitement que l’on peut recevoir, contrairement à la cortisone.
Suite à un traitement de PRP, vous pourrez constater une amélioration significative des symptômes et un retour vers une fonction normale. Nous constatons une diminution de la consommation de médicament et moins de recours à la chirurgie.
Non. Le PRP est produit à partir de votre sang alors que les traitements à partir de cellules souches nécessitent une ponction de moëlle osseuse du bassin ou d’une ponction de tissus adipeux. Il n’est d’ailleurs plus possible de faire des injections de cellules souches pour des blessures musculo-squelettiques au Canada.
Heureusement, une nouvelle option de traitement est disponible au Canada depuis le printemps 2019. L’injection de nSTRIDE, une solution de protéine autologue qui procure un soulagement de 70% des douleurs de l’arthrose du genou jusqu’à 2 ans suite à une seule injection. Les injections de PRP et de nSTRIDE sont donc deux alternatives très intéressantes pour les cas ayant échoués aux traitements initiaux.
Notre équipe de médecine sportive multidisciplinaire sera ravi de vous aider. Contactez-nous pour toutes vos questions ou pour prendre un rendez-vous.